Histoire

Armorial de la Commune de Chilleurs aux bois :

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« D’azur à un châtelet couvert d’argent, ouvert du champ et girouetté d’or, surmonté en chef d’une fleur de lys d’or accostée de deux roses d’argent ».

Ce Blason a été élaboré par le Conseil départemental d’héraldique urbaine du Loiret (28 avril 1997) et adopté par la commune en conseil municipal le 1er août 1997.

Origine du nom : Ce sont les Gallo-Romains qui donnèrent au bourg le nom de « Caliodurus », la demeure d’un nommé Calius, à moins que l’on ne retrouve là l’association de deux racines gauloises, « calio » d’une part, à l’origine du mot du caillou, et duru, beaucoup plus fréquent, qui signifie « marché ». Il s’agirait alors d’une antique place de marché empierrée.(J.Raunet)

La mise à jour fortuite d’outils en pierre polie laisse penser que le site était occupé dès l’époque mésolithique. Les gaulois s’y installèrent ensuite. Un chemin fort ancien longeait la limite des bois d’est en ouest et croisait à cet endroit la voie Orléans-Reims, qui est devenue la RD 2152. Habité de tout temps, le village a livré des vestiges intéressants de cette occupation : trésors monétaires de la fin de l’empire romain, cimetière mérovingien. Plus tard, une motte féodale fut construite à Plaimbert. Il n’en reste plus que le fossé d’origine.

Moulins de Chilleurs aux bois :

A Chilleurs aux bois, il reste des écrits, des croquis sur des cartes anciennes et des lieux-dits pour se souvenir que depuis le 18ème siècle se sont dressés au moins 10 moulins à vents comme le « moulin rose » dernier en service sur la commune.

Ayant été épargnée longtemps par les aléas malheureux de l’histoire, la commune de Chilleurs eut à souffrir de l’occupation prussienne en 1870 avant de connaître un épisode tragique durant la Seconde Guerre mondiale, quand quinze résistants, qui appartenaient à un important maquis installé en forêt d’Orléans, furent pris non loin de Chamerolles et fusillés les 13 et 14 août.

Patrimoine local

Patrimoine

L’église Saint Pierre
La façade de cette grande église, restaurée en 1993, a conservé ses portails du XIIIe siècle Le fond du bas-côté et l’ensemble des murs datent de la même époque. Toutes les arches extérieures ont été refaites après les destructions de la guerre de Cent Ans Le clocher a été en grande partie restauré au XVIe et XVIIe siècles. On y a remonté, pour l’enjoliver, une série de modillons romans et des fragments de corniche à pointes de diamant.
L’intérieur, lumineux et dépouillé, inspire le recueillement et la réflexion. Une image s’impose à l’esprit, celle de la cathédrale de Chartres. Le mobilier mérite également d’être signalé. le Maître d’autel provient de Chamerolles. Il date de 1725. La tribune, réalisée à la fin du XVIIIe siècle, qccueille un orgue totalement reconstruit en 1996.
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Le Château de Chamerolles

Ce château dût s’implanter vers le XIIe siècle, pour surveiller la forêt sur son flanc nord. Bien que la seigneurie qui l’entourait soit restée durant deux siècles aux mains des Brouart, aucune construction de cette époque n’a subsisté. On ne peut donc suivre l’histoire de ce domaine qu’à partir de 1440, lorsque Bertrand du Lac, maître de l’une des principales circonscriptions de la forêt d’Orléans, acquit les terres de Chamerolles et de Chilleurs-aux-Bois. C’est son petit-fils, Lancelot du Lac, gouverneur d’Orléans en 1504, puis chambellan de louis XII, qui entreprit la construction des bâtiments actuels, terminée avant son décès en 1536. Le château fort défensif devint alors une résidence de plaisance qui accueillit par deux fois François 1er et sa suite, en 1530 et 1532. Une chapelle occupe la tour sud ouest. Elle fut consacrée au culte réformé auquel s’était convertit Lancelot II du Lac. Au dessus de la Chaire se trouve le plus vieil exemple d’inscriptions huguenotes sauvegardées

Restauré à partir de 1987, il est ouvert au public depuis 1992.
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www.chateauchamerolles.fr/

Quelques lieux chargés d’histoire :

 La Cour Gauthier

 Le Château de la Saussaye

 La stèle des Fusillés